Eléments du décor

Stadevieuxport web 

 

De prime abord, on dira du stade VEL'ORANGE que c'est le décor qui veut ça. Ce qui quelque part est rassurant car on voit bien qu'il y a place pour tout le monde et qu'on n'utilisera jamais tout.

Géologiquement, c'est une sorte de bassin: le bassin de Marseille. Il y a de tout dedans: des vallées avec des restes de torrents, un maillage de ruisseaux souterrains, la pluspart aujourd'hui à sec, des plans plus ou moins inclinés en "bancaou" , quelques bosses et des montagnettes sur les côtés. Devant une grande baie d'eau salée, protégée, ici et là, par quelques falaises ensoleillées.

Ce monde du Sud-Est, depuis l'origine, est resté une terre hospitalière où il a toujours fait bon vivre, comparé à d'autres endroits beaucoup plus changeants question climat. Un savant mélange de calcaire blanc et de terre barriolée lie de vin.

Ici, personne ne vient controler si votre visage est embré. Contrairement aux idées reçues, on erre avec plaisir dans cette sorte de magma chaotique où ça sent les herbes de provence. Tout le contraire de POMPEI:

" nous sommes nés d'une étoile morte qui s'appelait PHOCEE". Ici, c'est que de la caillasse, moins belle que les galets de rivière. Des galets mal élevés qui ne demandent qu'à rouler leur bosse tranquille. Cette caillasse a des allures de galaxie comme Andromède.: c'est toujours lumineux dans sa partie centrale. Ca ne sera jamais un disque plat ou un galet faiblement incliné avec un profil allongé. Sur cette caillasse, les quartiers. Chacun des 111 est un coin brillant caché dans un nuage d'ombre. En dehors du centre ville il faut être un habitué pour y aller, même avec le métro. Chacun vit sa vie comme il l'entend, plus ou moins aidé par un comité de quartier : "-Respires, sents cette odeur du Vallon des Auffes: tu comptes aller loin petite?"

C'est alors que l'on commence à réaliser que l'on revient de loin. De suffisament loin pour ne plus avoir envie d'aller voir ailleurs. Voilà pourquoi, comme au jeu de la marelle, ici tu pousses ta pierre de case en case, sur un pied, jusqu'au ciel. Parfois t'es obligé de faire le grand écart pour ne pas piquer du nez et te casser la figure, mais ça fait parti des règles du jeu avec certains jour le "paradis" du stade vélodrôme.

Le reste du temps, on regarde la mer ou le ciel, ils collent au décor. Ici un ciel sans soleil c'est comme une mer sans bateau: ça n'a pas de sens. Les autres élèments s'inscrivent dedans tout aussi naturellement, pendant que le mistral chasse les coins obscurs de notre mémoire. Comme dit le poete: " les réves ont changés" ; la Vie change aussi mais l'O.M est toujours-là!

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Date de dernière mise à jour : 05/08/2017

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